2–4 %

Du loyer charges comprises

Coût annuel moyen d'une GLI individuelle en 2026

3 garanties

Impayés + dégradations + frais

Les trois piliers de couverture d'une GLI complète

Déductible

Des revenus fonciers

La prime GLI est intégralement déductible fiscalement

Critère de solvabilité locataire

Le locataire doit gagner environ 3 fois le loyer mensuel

Qu'est-ce que la garantie loyers impayés (GLI) ?

La garantie loyers impayés, abrégée GLI, est un contrat d'assurance souscrit par le propriétaire bailleur - non par le locataire - auprès d'un assureur ou d'une agence immobilière. Elle prend en charge le remboursement des loyers non perçus dès lors que le locataire cesse de payer, selon les conditions prévues au contrat.

Elle se distingue de la garantie Visale (dispositif public et gratuit) et de la caution solidaire (garant physique). La GLI est la solution la plus complète et la plus sécurisante pour les bailleurs souhaitant louer sereinement sans dépendre d'un garant tiers.

Comment fonctionne la GLI étape par étape ?

Le mécanisme de la GLI suit un processus encadré :

  1. Sélection du locataire : avant la signature du bail, l'assureur vérifie les pièces justificatives du locataire (contrats de travail, bulletins de salaire, avis d'imposition) et valide ou refuse la prise en garantie.
  2. Mise en demeure : au premier loyer impayé, le bailleur adresse une mise en demeure formelle au locataire, puis déclare le sinistre à son assureur.
  3. Prise en charge : l'indemnisation des loyers manquants commence généralement au 2e ou 3e mois suivant le premier impayé, selon le délai de carence prévu au contrat.
  4. Recouvrement et procédure : l'assureur mandate un prestataire juridique et prend en charge les frais de procédure d'expulsion jusqu'à la libération du logement.
  5. Réparation des dégradations : après restitution des clés, si l'état des lieux de sortie révèle des dégradations dépassant le dépôt de garantie, l'assureur indemnise le bailleur selon les plafonds contractuels.

Il est important de noter que le bailleur qui souscrit une GLI ne peut pas exiger en même temps un garant physique (caution solidaire), sauf pour les locataires étudiants ou apprentis. Cette règle est posée par la loi du 6 juillet 1989.

Que couvre la garantie loyers impayés ?

La GLI couvre trois grandes familles de risques. Les plafonds et délais de carence varient selon les contrats : comparez les offres sur notre comparatif GLI 2026.

Garantie Ce qui est couvert Plafond habituel Délai de carence
Loyers impayés Loyer + charges non perçus pendant toute la durée du sinistre 70 000 € à illimité selon contrat 0 à 3 mois
Dégradations immobilières Réparations dépassant le dépôt de garantie après état des lieux de sortie 3 000 € à 10 000 € Aucune (état des lieux de sortie)
Frais de procédure Honoraires d'huissier, frais d'avocat, frais d'expulsion Illimité ou jusqu'à 15 000 € Aucune
Vacance locative (option) Loyers perdus entre deux locations (non proposé par tous les assureurs) 3 à 6 mois de loyer 1 à 3 mois
Protection juridique (option) Litiges liés à la location (charges, travaux, fin de bail) Jusqu'à 10 000 € Variable

Source : analyse des principaux contrats GLI du marché en 2026. Les plafonds et délais varient selon l'assureur.

Quel est le prix d'une GLI en 2026 ?

Le coût d'une GLI est exprimé en pourcentage annuel du loyer charges comprises. Il varie selon le type de contrat et le niveau de garantie choisi :

  • Contrat individuel : entre 2 et 4 % du loyer charges comprises par an, souscrit directement auprès d'un assureur (Axa, Allianz, GAN, Macif…).
  • Contrat de groupe via agence : entre 1,5 et 3 %, négocié en volume par l'agence immobilière qui gère le bien pour votre compte.
  • En ligne (néo-assureurs) : des acteurs comme Galian, Cautioneo ou Loyer Impayé.fr proposent des tarifs dès 2 % avec souscription 100 % digitale.

Exemple concret : pour un loyer de 800 € charges comprises, une GLI à 3 % coûte 24 € par mois (288 €/an). La prime est entièrement déductible des revenus fonciers, ce qui réduit son coût réel selon votre tranche marginale d'imposition.

Consultez notre comparatif des meilleures GLI 2026 pour identifier l'offre la plus adaptée à votre situation.

Quelles sont les conditions d'éligibilité du locataire à la GLI ?

Pour qu'un assureur accepte de couvrir un bail sous GLI, le locataire doit répondre à des critères de solvabilité stricts. Ces conditions sont vérifiées avant la signature du contrat de location, sur la base des justificatifs fournis.

Les critères de solvabilité standards

  • Revenus : le locataire doit justifier de revenus nets mensuels représentant au moins 2,85 à 3 fois le montant du loyer charges comprises.
  • Stabilité professionnelle : CDI hors période d'essai, fonctionnaire, retraité, travailleur non-salarié avec bilans positifs sur 3 ans, ou CDD avec ancienneté suffisante (selon l'assureur).
  • Historique : absence d'incidents de paiement déclarés (fichiers FICP/FCC pour les CDD, vérification interne pour les autres).

Les locataires en CDD, intérimaires ou auto-entrepreneurs sont souvent acceptés avec des conditions renforcées (revenus plus élevés, durée minimale d'activité). Certains assureurs proposent des formules spécifiques pour ces profils.

Consultez notre guide complet sur les conditions d'éligibilité à la GLI pour chaque type de profil locataire.

Les pièces justificatives à fournir

L'assureur exige généralement :

  • Pièce d'identité en cours de validité
  • 3 derniers bulletins de salaire (ou 2 derniers bilans pour les TNS)
  • Dernier avis d'imposition
  • Contrat de travail (pour les salariés)
  • Justificatif de domicile actuel

Ces documents sont transmis via un dossier locataire standard. Le bailleur n'a pas à les vérifier lui-même : c'est l'assureur qui instruit le dossier et donne son accord de prise en garantie.

La GLI est-elle déductible des impôts ?

Oui. La prime de GLI est une charge déductible des revenus fonciers au titre des frais d'administration et de gestion, conformément à l'article 31 du Code général des impôts. Cette déductibilité s'applique quelle que soit la formule choisie (individuelle ou groupe), sous réserve que le bien soit loué nu (location meublée : régime différent).

En pratique, pour un bailleur imposé dans la tranche à 30 %, une prime annuelle de 300 € ne coûte réellement que 210 € net après déduction fiscale. Pour un bailleur en tranche à 41 %, le coût net descend à 177 €.

Si vous optez pour le régime micro-foncier (revenus fonciers inférieurs à 15 000 €/an), vous bénéficiez d'un abattement forfaitaire de 30 % mais ne pouvez pas déduire les charges réelles, dont la GLI. Il convient donc de comparer les deux régimes selon votre situation.

GLI ou caution solidaire : quelles différences ?

Pour bien comprendre la portée de la GLI, il est utile de la confronter à son alternative la plus répandue : la caution solidaire, c'est-à-dire l'engagement d'un proche du locataire (parent, ami) à régler les loyers en cas de défaillance. Le tableau ci-dessous résume les différences clés.

Critère GLI Caution solidaire
Coût pour le bailleur 2 à 4 % du loyer/an (déductible) Gratuit
Garantie loyers Oui, jusqu'à 24-36 mois Selon engagement du garant
Garantie dégradations Oui, jusqu'à 10-20 000 € Possible si mentionné dans l'acte
Frais de procédure Pris en charge À la charge du bailleur
Solvabilité Compagnie d'assurance (très solide) Personne physique (variable)
Cumul possible Non (sauf étudiants/apprentis) Non (sauf étudiants/apprentis)

En résumé, la GLI offre une protection plus complète et plus prévisible, mais représente une charge récurrente. La caution solidaire est gratuite mais expose le bailleur à la solvabilité réelle d'un tiers, souvent difficile à apprécier. Pour comparer également avec la garantie Visale et les autres alternatives, voir notre guide complet de l'assurance loyer impayé.

Exclusions et pièges à éviter avant de souscrire

La GLI ne couvre pas tous les sinistres : chaque contrat comporte une liste d'exclusions de garantie qu'il est impératif de lire attentivement avant de signer. Les principales exclusions communes à la majorité des contrats sont les suivantes :

  • Location saisonnière ou résidence secondaire : la GLI couvre uniquement les baux d'habitation principale.
  • Bail conclu sans validation préalable du locataire par l'assureur (sauf néo-assureurs avec validation a posteriori).
  • Loyer impayé déjà constaté avant la prise d'effet du contrat.
  • Dégradations relevant de l'usure normale ou de vices cachés du logement.
  • Litiges entre colocataires ou suite à un changement de locataire non déclaré à l'assureur.
  • Loyers minorés volontairement ou versés en main propre sans quittance.

Au-delà des exclusions explicites, plusieurs pièges fréquents peuvent transformer une GLI en mauvaise affaire :

  1. Plafond mensuel inférieur au loyer réel. Si votre loyer dépasse 2 500 €/mois, vérifiez impérativement que le plafond du contrat couvre la totalité ; sinon, vous restez exposé sur la différence.
  2. Délai de déclaration trop court. Certains contrats imposent une déclaration sous 30 jours après le premier impayé ; un retard peut entraîner un refus de prise en charge.
  3. Carence cachée pour les locataires en place. La majorité des contrats appliquent une carence de 3 mois si vous souscrivez en cours de bail ; lisez attentivement cette clause.
  4. Absence d'état des lieux d'entrée conforme. Sans état des lieux contradictoire, la garantie dégradations devient inopérante.
  5. Défaut de mise en demeure documentée. L'assureur exige systématiquement la copie de la lettre recommandée AR adressée au locataire.

Pour une vue d'ensemble des conditions tarifaires et des plafonds proposés par les principaux acteurs du marché, consultez notre comparateur des 8 meilleures GLI 2026.

Quelles alternatives à la GLI pour se protéger des impayés ?

Si le locataire pressenti ne remplit pas les critères d'éligibilité à la GLI, plusieurs solutions alternatives existent :

  • Garantie Visale : cautionnement public et gratuit géré par Action Logement, accessible aux moins de 30 ans ou aux salariés en mobilité professionnelle. Couvre jusqu'à 36 mois d'impayés dans le parc privé.
  • Caution solidaire : un garant physique (parent, ami) s'engage à régler les loyers en cas de défaillance du locataire. Simple mais dépend de la solvabilité du garant.
  • Caution bancaire : le locataire dépose des fonds bloqués en banque, qui servent de garantie. Peu utilisée car elle immobilise du capital pour le locataire.
  • Dépôt de garantie renforcé : en location meublée, le plafond est de 2 mois de loyer hors charges, insuffisant pour couvrir plusieurs mois d'impayés ou des dégradations importantes.

La GLI reste la solution la plus complète pour les bailleurs souhaitant une couverture totale sans dépendre d'un tiers. En cas de doute, comparez les offres GLI 2026 pour trouver un contrat adapté à votre profil locataire.

Questions fréquentes sur la garantie loyers impayés

La GLI est une assurance privée payante souscrite par le propriétaire, qui couvre les loyers impayés, les dégradations et les frais de procédure sans limite d'éligibilité liée à l'âge du locataire. La garantie Visale est un cautionnement public et gratuit géré par Action Logement, accessible principalement aux moins de 30 ans et aux salariés en mobilité professionnelle. Visale ne couvre pas les dégradations et est plafonné à 36 mois d'impayés. La GLI offre généralement une couverture plus complète mais a un coût (2 à 4 % du loyer).

Non. La loi du 6 juillet 1989 (article 22-1) interdit au bailleur d'exiger simultanément une assurance loyers impayés et une caution personnelle (garant physique). L'unique exception concerne les locataires qui sont étudiants ou apprentis : dans ce cas, le bailleur peut cumuler GLI et garant. En dehors de cette exception, le bailleur doit choisir entre les deux dispositifs.

Cela dépend du délai de carence prévu au contrat. La plupart des GLI prévoient une prise en charge au 2e ou 3e mois de loyer impayé, après qu'une mise en demeure a été adressée au locataire et que le sinistre a été déclaré à l'assureur. Certains contrats premium proposent une prise en charge dès le 1er mois. Il est crucial de comparer les délais de carence lors du choix de votre contrat.

Oui, la prime de GLI est intégralement déductible des revenus fonciers au régime réel (article 31 du Code général des impôts), au titre des frais d'administration et de gestion. Cette déduction réduit la base imposable et donc le montant de l'impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux. Elle n'est pas déductible si vous êtes au régime micro-foncier, qui applique un abattement forfaitaire de 30 %.

Oui, de nombreux assureurs acceptent les locataires en CDD, à condition que leurs revenus soient suffisants (environ 3 fois le loyer) et que le contrat soit en cours depuis un minimum de 8 à 12 mois selon l'assureur. Les intérimaires et auto-entrepreneurs peuvent également être acceptés avec des justificatifs renforcés (bilans, relevés de compte). Consultez notre guide sur les conditions d'éligibilité à la GLI pour chaque profil locataire.

Un contrat GLI peut être résilié à chaque échéance annuelle moyennant un préavis de 2 mois adressé par lettre recommandée AR à l'assureur. Depuis la loi Hamon, la résiliation infra-annuelle est également possible après la première année de souscription pour les contrats individuels. En cas de vente du bien ou de cessation de la mise en location, la résiliation peut intervenir à tout moment sur justificatif. Attention : la résiliation prend effet à la date convenue, mais les sinistres déjà déclarés restent indemnisés selon les conditions du contrat.

Oui, la plupart des assureurs proposent des contrats GLI spécifiques aux locations meublées, y compris pour les baux mobilité ou les baux étudiants. Les conditions sont généralement identiques à la location nue, avec parfois un plafond de garantie dégradations rehaussé pour tenir compte du mobilier mis à disposition. Vérifiez bien lors de la souscription que le contrat couvre votre type de bail (meublé classique, bail mobilité, bail étudiant), car certains néo-assureurs limitent leur offre à la location nue.

La durée maximale d'indemnisation des loyers impayés varie selon les contrats : la majorité couvre 24 à 36 mois, tandis que certains contrats premium proposent une garantie illimitée jusqu'à libération du logement. Cette durée est cruciale en cas de procédure d'expulsion : entre la mise en demeure, la saisine du tribunal, le jugement et la libération effective des lieux, il s'écoule fréquemment 18 à 30 mois. Une couverture trop courte expose le bailleur à plusieurs mois d'impayés non indemnisés.

Une GLI individuelle est souscrite directement par le bailleur auprès d'un assureur, à un tarif compris entre 2,5 % et 4 % du loyer charges comprises. Une GLI de groupe est négociée en volume par une agence immobilière ou un syndicat de propriétaires pour l'ensemble des biens qu'elle gère ; le tarif est généralement inférieur (1,5 % à 3 %), mais les conditions sont standardisées et le bailleur ne peut pas les personnaliser. Le choix dépend de votre mode de gestion : si vous gérez en direct, optez pour une GLI individuelle ; si vous êtes en gestion locative déléguée, la GLI de groupe est souvent imposée par le mandataire.