Modèle de bail meublé gratuit (PDF/Word)

Le contrat de bail meublé doit obligatoirement reprendre le modèle-type réglementaire défini par le décret n° 2015-587, en application de la loi Alur. Ce modèle s'applique à toutes les locations meublées constituant la résidence principale du locataire. Les locations saisonnières et les meublés de tourisme ne sont pas concernés par cette obligation.

Aperçu - Contrat de bail meublé PDF Contrat de bail meublé Modèle de bail meublé conforme à la loi Alur, mis à jour et remplissable Je télécharge

Notre modèle est mis à jour pour 2026 et intègre les dernières obligations : identifiant fiscal du logement, classe énergétique du DPE et inventaire détaillé du mobilier. Il est disponible en format PDF (remplissable) et Word (modifiable).

Le contrat doit être accompagné de l'ensemble des annexes obligatoires : état des lieux d'entrée, inventaire du mobilier, DPE, diagnostic plomb, diagnostic électricité, diagnostic gaz, état des risques (ERP) et notice d'information.

1 an

Durée minimale du bail meublé (9 mois pour un bail étudiant)

1 mois

Préavis du locataire, quel que soit le motif ou la zone

2 mois

Dépôt de garantie maximum (hors charges)

50 %

Abattement fiscal en régime micro-BIC

Durée du bail meublé

La durée du bail meublé varie selon le profil du locataire et la nature de la location. Le bail classique d'un an minimum se renouvelle tacitement pour la même durée à chaque échéance, sauf congé donné par l'une des parties dans les délais légaux.

Trois variantes de durée existent pour répondre à des situations spécifiques :

Durée du bail meublé selon le type de contrat
Type Durée Renouvellement Public
Bail meublé classique 1 an min. Tacite reconduction Tout locataire
Bail étudiant 9 mois Non renouvelable Étudiants uniquement
Bail mobilité 1 à 10 mois Non renouvelable Mobilité pro, formation, études

Le bailleur ne peut donner congé qu'à l'échéance du bail, avec un préavis de 3 mois, et uniquement pour trois motifs : vente du logement, reprise pour y habiter, ou motif légitime et sérieux. Le locataire, quant à lui, peut partir à tout moment avec un préavis d'un mois.

Inventaire obligatoire : les meubles indispensables

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixe la liste minimale du mobilier qu'un logement meublé doit contenir pour être qualifié de « meublé » au sens de la loi. Un logement qui ne respecte pas cette liste peut être requalifié en location vide par le juge, avec les conséquences juridiques que cela implique (bail de 3 ans, préavis de 3 mois, dépôt de garantie réduit à 1 mois).

L'inventaire doit être annexé au contrat de bail et à l'état des lieux. Voici la liste exhaustive :

PDF Inventaire du mobilier
  • Literie avec couette ou couverture
  • Volets ou rideaux dans les chambres (dispositif d'occultation)
  • Plaques de cuisson
  • Four ou four à micro-ondes
  • Réfrigérateur avec compartiment à température ≤ -6°C (ou congélateur séparé)
  • Vaisselle et ustensiles de cuisine en nombre suffisant pour les occupants
  • Table et chaises
  • Étagères de rangement
  • Luminaires dans chaque pièce
  • Matériel d'entretien ménager adapté au logement (aspirateur, balai, etc.)

Loyer et dépôt de garantie

Le loyer d'un logement meublé est librement fixé par le bailleur lors de la première mise en location. En revanche, dans les villes soumises à l'encadrement des loyers (Paris, Lyon, Lille, Bordeaux, Montpellier…), le loyer ne peut pas dépasser le loyer de référence majoré fixé par arrêté préfectoral.

Le dépôt de garantie est plafonné à 2 mois de loyer hors charges pour un bail meublé classique (contre 1 mois pour un bail vide). Pour le bail mobilité, aucun dépôt de garantie ne peut être exigé. La restitution doit intervenir dans un délai d'1 mois si l'état des lieux de sortie est conforme, ou 2 mois en cas de différences.

La révision annuelle du loyer s'effectue selon l'indice de référence des loyers (IRL), à la date prévue dans le bail ou à la date anniversaire du contrat. Les charges locatives sont récupérées sous forme de provision mensuelle (avec régularisation annuelle) ou de forfait.

Que dit la loi Alur sur la location meublée ?

Depuis 2014, la loi Alur (Accès au Logement et à un Urbanisme Rénové) encadre l'ensemble de la gestion locative afin de rééquilibrer la relation entre locataires et bailleurs. La location meublée comporte de nombreuses spécificités qu'il est essentiel de maîtriser avant de signer les deux exemplaires du contrat. Voici les sept grands points normés 2026 à connaître.

  • La durée du bail meublé
  • L'inventaire du mobilier et ses éléments obligatoires
  • La fixation du montant du loyer
  • Les annexes à joindre au contrat de location
  • Le dépôt de garantie
  • Les clauses résolutoires
  • Les clauses abusives interdites

La durée du bail en location meublée

Dans le cadre d'un contrat de location meublé classique, la durée minimale du bail est fixée à un an. Rien n'empêche toutefois les parties de convenir d'une durée plus longue, de deux ou trois ans par exemple. À l'échéance, le bail se renouvelle automatiquement par tacite reconduction pour une nouvelle période d'un an, et ce, quelle que soit la durée initiale choisie au départ.

Deux cas particuliers permettent de conclure un bail d'une durée inférieure à douze mois : le bail mobilité, d'une durée d'un à dix mois, et le bail étudiant, fixé à neuf mois fermes sans reconduction automatique.

Inventaire en location meublée : les éléments obligatoires

Le décret n° 2015-981 du 31 juillet 2015 fixe précisément la liste minimale du mobilier qu'un logement doit contenir pour prétendre au statut de location meublée. L'objectif est clair : garantir au locataire un logement immédiatement habitable, dans lequel il puisse emménager avec ses seuls effets personnels. L'inventaire doit être établi contradictoirement entre le bailleur et le locataire, puis annexé au contrat de bail et à l'état des lieux d'entrée.

Si un seul élément manque à l'appel, le locataire peut saisir le tribunal judiciaire pour demander la requalification du contrat en bail vide, avec à la clé une durée portée à trois ans, un préavis de trois mois et un dépôt de garantie plafonné à un mois de loyer.

Comment fixer le loyer d'un meublé ?

Lors de la première mise en location, le propriétaire fixe librement le montant du loyer, à l'exception des communes situées en zone tendue où un plafond préfectoral s'applique. Dans les villes concernées (Paris, Lille, Lyon, Bordeaux, Montpellier, Plaine Commune, Est Ensemble, etc.), le loyer ne doit pas excéder le loyer de référence majoré, sous peine d'action en diminution portée par le locataire.

En cours de bail, la révision du loyer ne peut intervenir qu'une fois par an, à la date anniversaire du contrat ou à la date convenue entre les parties. Cette revalorisation s'effectue exclusivement selon la variation de l'indice de référence des loyers (IRL) publié chaque trimestre par l'INSEE. Si le bailleur omet d'appliquer la révision dans l'année, il perd définitivement le droit de la réclamer pour cette période écoulée.

Les annexes obligatoires du contrat

Depuis l'entrée en vigueur de la loi Alur, plusieurs documents doivent impérativement être joints au contrat de location meublée. L'absence de ces annexes peut engager la responsabilité du bailleur et ouvrir droit à réparation pour le locataire. Les pièces à fournir sont :

  • Le état des lieux d'entrée détaillé, réalisé contradictoirement ;
  • L'inventaire du mobilier daté et signé par les deux parties ;
  • Le diagnostic de performance énergétique (DPE) ;
  • Le constat de risque d'exposition au plomb pour les logements construits avant 1949 ;
  • L'état des risques et pollutions (ERP ou ERNMT) ;
  • Le diagnostic électricité et le diagnostic gaz pour les installations de plus de 15 ans ;
  • La notice d'information relative aux droits et obligations des locataires et bailleurs ;
  • L'attestation d'assurance loyers impayés lorsque le bailleur y a souscrit ;
  • Le règlement de copropriété, le cas échéant, pour les parties concernant la jouissance du logement.

Le dépôt de garantie en meublé

Pour un bail meublé à usage de résidence principale, le dépôt de garantie ne peut excéder deux mois de loyer hors charges. Cette limite est d'ordre public : toute clause contraire est réputée non écrite. À titre de comparaison, la caution pour un bail vide reste bloquée à un seul mois de loyer.

La somme doit être restituée au locataire dans un délai maximal d'un mois après la remise des clés lorsque l'état des lieux de sortie est parfaitement conforme à celui d'entrée, ou de deux mois en cas de dégradations ou de régularisation de charges. Passé ce délai, le bailleur est redevable d'intérêts de retard fixés à 10 % du loyer mensuel pour chaque mois commencé.

Cas particulier : le bail mobilité interdit totalement toute demande de dépôt de garantie. Le bailleur qui souhaite se prémunir contre les impayés doit alors se tourner vers la garantie Visale ou un garant.

Les clauses résolutoires

La clause résolutoire est une disposition contractuelle qui prévoit la résiliation automatique du bail si le locataire manque à certaines de ses obligations essentielles. Concrètement, elle évite au bailleur de devoir plaider la résiliation devant le juge : il lui suffit de faire constater le manquement et de faire délivrer un commandement resté infructueux.

Seuls quatre motifs peuvent être invoqués au titre d'une clause résolutoire dans un bail meublé : le non-paiement du loyer ou des charges, le défaut de versement du dépôt de garantie, l'absence d'assurance loyer impayé, et les troubles de voisinage caractérisés par une décision de justice devenue définitive. Toute autre clause résolutoire inscrite dans le contrat est nulle.

Les clauses abusives interdites

La loi du 6 juillet 1989, renforcée par la loi Alur, dresse une liste précise de clauses réputées non écrites que ni le bailleur ni l'agence ne peuvent imposer au locataire. Parmi les plus fréquentes, on trouve :

  • L'obligation pour le locataire de souscrire une assurance auprès d'une compagnie choisie par le propriétaire ;
  • Le prélèvement automatique du loyer imposé comme unique mode de paiement ;
  • L'interdiction d'héberger des proches ou de recevoir de la famille ;
  • La facturation de frais d'envoi de quittances ou d'états des lieux ;
  • La responsabilité collective des locataires d'un immeuble en cas de dégradation des parties communes ;
  • La résiliation de plein droit pour d'autres motifs que ceux limitativement prévus par la loi.

En présence d'une telle clause, le locataire peut la faire écarter sans avoir à résilier l'ensemble du bail. Les autres dispositions du contrat demeurent pleinement valables.

Les avantages de la location meublée pour le bailleur

Mettre son logement en location meublée plutôt qu'en location vide présente plusieurs atouts de poids pour le propriétaire. Fiscalité allégée, loyers supérieurs, souplesse contractuelle : voici les trois principaux leviers qui expliquent le succès grandissant de ce mode de location auprès des investisseurs.

Une fiscalité avantageuse

C'est probablement le premier argument en faveur de la location meublée. Les loyers perçus ne sont pas imposés en revenus fonciers comme pour une location vide, mais en bénéfices industriels et commerciaux (BIC). Ce simple basculement ouvre la porte à deux régimes particulièrement intéressants pour optimiser sa fiscalité.

Le régime micro-BIC permet au bailleur de bénéficier d'un abattement forfaitaire de 50 % sur les loyers perçus, sans avoir à justifier la moindre charge ni à recourir aux services d'un expert-comptable. Pour en profiter, les recettes annuelles ne doivent pas dépasser 77 700 € et le bailleur doit simplement déclarer le total des loyers et charges encaissés sur sa déclaration de revenus complémentaire. C'est le régime le plus simple à gérer au quotidien.

Le régime réel simplifié devient obligatoire au-delà du seuil micro, mais il peut aussi être choisi volontairement dès le premier euro perçu. Il autorise la déduction de l'ensemble des charges réelles supportées par le bailleur : intérêts d'emprunt, travaux d'entretien, taxe foncière, assurance propriétaire non occupant, honoraires de gestion, et surtout amortissement du bien immobilier et du mobilier. Ce dernier point est décisif : l'amortissement comptable permet souvent d'effacer totalement le résultat fiscal pendant les quinze premières années de détention.

Ces avantages s'inscrivent dans le cadre du statut de loueur en meublé non professionnel (LMNP), accessible tant que les revenus locatifs restent inférieurs à 23 000 € par an ou à la moitié des revenus du foyer fiscal.

Un loyer plus élevé

À surface et quartier équivalents, un logement meublé se loue 10 à 30 % plus cher qu'un logement vide. Cette prime s'explique par la valeur ajoutée du mobilier et de l'équipement complet que le locataire n'a pas à financer lui-même. Elle se justifie aussi par la cible visée : étudiants, jeunes actifs, expatriés et personnes en mobilité professionnelle recherchent un logement clé en main et acceptent de payer plus pour cette tranquillité.

Dans les grandes métropoles soumises à l'encadrement des loyers, le loyer de référence majoré appliqué aux meublés est d'ailleurs supérieur de 10 à 20 % à celui des locations vides équivalentes. Ce différentiel légal contribue à sécuriser la rentabilité du bailleur.

Une grande souplesse contractuelle

Le bail meublé se distingue enfin par sa souplesse. La durée minimale d'un an, au lieu de trois ans pour un bail vide, laisse au propriétaire la possibilité de récupérer son bien plus rapidement, par exemple pour le revendre, y loger un proche ou le réaffecter à un autre usage. Le dépôt de garantie doublé (deux mois au lieu d'un) offre également une meilleure couverture en cas de dégradations ou d'impayés.

Côté locataire, la contrepartie de cette flexibilité est un préavis réduit à un mois en toutes circonstances, contre un à trois mois en location vide selon la zone. Cette rotation plus rapide des occupants peut s'avérer bénéfique pour le bailleur qui souhaite réajuster régulièrement son loyer à la hausse lors des changements de locataires.

Les différents types de contrat de location meublé

Au-delà du bail meublé classique d'un an, le législateur a prévu plusieurs formules spécifiques adaptées à des situations de location bien précises. Chacune obéit à des règles propres en matière de durée, de fixation du loyer, d'encadrement et de résiliation. Voici un panorama détaillé des quatre grandes catégories de baux meublés.

Le contrat de location meublé saisonnier

Le contrat de location saisonnière offre au propriétaire l'avantage considérable de fixer librement le loyer, en échappant totalement au dispositif d'encadrement des loyers imposé dans les zones tendues. Un dépôt de garantie peut également être exigé du vacancier, avec la possibilité pour le bailleur d'opérer une retenue destinée à couvrir d'éventuelles réparations locatives, à condition toutefois que les dégradations puissent être prouvées.

Ce type de location est strictement encadré dans sa durée : elle ne peut excéder quatre-vingt-dix jours consécutifs par an pour un même locataire. Le bailleur est libre de louer son bien à la journée, à la semaine ou au mois, mais le contrat doit obligatoirement préciser certaines mentions :

  • L'identité complète du bailleur et du locataire ;
  • La catégorie du logement lorsqu'il est classé « meublé de tourisme » ;
  • Son adresse précise et sa localisation ;
  • La superficie habitable exprimée en mètres carrés ;
  • Un descriptif de l'agencement intérieur ;
  • L'inventaire détaillé du mobilier et des équipements à disposition ;
  • La liste des services fournis (ménage, linge de maison, etc.) ;
  • En cas de piscine privative, les justificatifs de conformité aux normes de sécurité en vigueur.

Dans les communes tendues, le propriétaire d'une résidence secondaire louée en saisonnier doit en outre obtenir une autorisation préalable de changement d'usage auprès de la mairie, ainsi qu'un numéro d'enregistrement à faire figurer sur toutes les annonces en ligne.

Le bail étudiant meublé

Le bail étudiant meublé est une formule particulière qui se conclut pour une durée ferme de neuf mois, calée sur le calendrier universitaire. Sa principale spécificité tient à l'absence totale de tacite reconduction : à l'échéance, le contrat prend fin automatiquement, sans que le bailleur ait besoin de délivrer un congé ni que le locataire ait à donner de préavis. Les étudiants souhaitant poursuivre leur location doivent donc signer un nouveau bail chaque année.

Pour être valable, ce contrat suppose que le locataire justifie de son statut d'étudiant au moment de la signature (certificat de scolarité, carte d'étudiant en cours de validité). Les autres règles applicables sont identiques à celles du bail meublé classique : inventaire obligatoire, dépôt de garantie plafonné à deux mois, préavis d'un mois si le locataire souhaite partir avant l'échéance.

Cette formule est particulièrement prisée dans les villes universitaires où la demande explose à chaque rentrée. Elle permet au propriétaire de réajuster le loyer à chaque nouvelle signature et de libérer le bien l'été pour d'éventuels travaux ou une location saisonnière.

Le bail mobilité

Créé par la loi Elan de 2018, le bail mobilité constitue la formule la plus souple du paysage locatif français. Conclu pour une durée comprise entre un et dix mois, il s'adresse exclusivement aux personnes justifiant être en situation de mobilité temporaire : formation professionnelle, études supérieures, stage, apprentissage, engagement volontaire, mutation ou mission temporaire dans le cadre de l'activité professionnelle.

Ses deux caractéristiques phares sont le caractère non renouvelable du contrat (impossibilité de prolonger au-delà de dix mois entre les mêmes parties) et l'interdiction absolue pour le bailleur de réclamer un dépôt de garantie. Le propriétaire qui souhaite se prémunir contre les impayés doit se tourner vers le dispositif Visale ou demander un cautionnement. Le locataire conserve quant à lui la possibilité de résilier à tout moment avec un simple préavis d'un mois.

Le bail mobilité est particulièrement adapté aux travailleurs en mission, aux alternants et aux jeunes professionnels qui hésitent à s'engager sur un bail plus long. Côté bailleur, il permet de maintenir une certaine rotation et d'éviter les périodes de vacance estivales en ciblant des publics de courte durée.

Le bail meublé classique

Le contrat de location meublé classique demeure la formule la plus courante et la plus équilibrée. Il se conclut pour une durée minimale d'un an, reconductible tacitement à chaque échéance, et s'applique dès lors que le logement constitue la résidence principale du locataire. Il obéit strictement au modèle-type issu du décret du 29 mai 2015 et doit intégrer l'ensemble des mentions prévues par la loi Alur.

Le locataire peut donner congé à tout moment avec un préavis d'un mois, sans avoir à motiver sa décision. Le bailleur, en revanche, ne peut rompre le contrat qu'à son échéance, en respectant un préavis de trois mois et en invoquant l'un des trois motifs limitativement prévus par la loi : la vente du logement, la reprise pour y habiter ou pour y loger un proche, ou un motif légitime et sérieux tel que des impayés répétés ou des troubles de voisinage caractérisés.

En cas de colocation, le bail peut prendre la forme d'un contrat unique signé par tous les colocataires, ou bien d'autant de contrats individuels que d'occupants. Le choix entre ces deux formules emporte des conséquences importantes sur la clause de solidarité et la gestion des départs successifs. Pour en savoir plus, consultez notre guide dédié à la colocation meublée.

Meublé vs vide : avantages et inconvénients

Le choix entre location meublée ou vide dépend du profil du bailleur et du locataire. Voici un comparatif des principaux avantages et inconvénients de la location meublée :

Avantages

  • Fiscalité avantageuse : abattement de 50 % en régime micro-BIC (vs 30 % en foncier pour le vide)
  • Loyers plus élevés : 10 à 30 % de plus qu'une location vide équivalente
  • Préavis court : 1 mois pour le locataire, facilitant la rotation
  • Dépôt de garantie plus élevé : 2 mois de loyer, meilleure couverture pour le bailleur
  • Bail plus court : 1 an (vs 3 ans en vide), plus de flexibilité

Inconvénients

  • Investissement initial en mobilier : équipement complet obligatoire
  • Usure du mobilier : remplacement et entretien à la charge du bailleur
  • Vacance locative potentielle : turnover plus fréquent avec des baux courts
  • Requalification possible : si le mobilier est insuffisant, le bail peut être requalifié en vide

Les différents types de bail meublé

Au-delà du bail meublé classique d'un an, la loi prévoit plusieurs variantes adaptées à des situations spécifiques. Chaque type a ses propres règles de durée, de renouvellement et de résiliation :

Location saisonnière

Durée maximale de 90 jours, non renouvelable. Non soumise au modèle-type Alur. Le loyer et les conditions sont librement fixés.

PDF Contrat de bail saisonnier

Bail étudiant

Durée de 9 mois, non renouvelable, réservé aux personnes justifiant du statut d'étudiant. Préavis d'un mois.

Colocation meublée

Bail unique ou individuel. Chaque colocataire bénéficie d'un préavis d'un mois. La clause de solidarité doit être mentionnée.

Bail mobilité

Durée de 1 à 10 mois, non renouvelable, sans dépôt de garantie. Réservé aux personnes en mobilité professionnelle, formation ou études.

PDF Contrat de bail mobilité

En résumé

Le bail meublé offre une souplesse appréciable pour le locataire (préavis court, logement équipé) comme pour le bailleur (fiscalité avantageuse, loyers plus élevés). L'essentiel est de respecter le modèle-type Alur, de fournir l'inventaire complet du mobilier obligatoire et d'annexer tous les diagnostics requis au contrat.

Pour approfondir :

Questions fréquentes sur le bail meublé

Le locataire d'un logement meublé bénéficie d'un préavis d'un mois, quel que soit le motif de départ et quelle que soit la zone géographique. Le préavis court à compter de la réception du courrier de résiliation en recommandé.

Non, le dépôt de garantie est légalement plafonné à 2 mois de loyer hors charges pour un bail meublé. Toute clause prévoyant un montant supérieur est réputée non écrite. Pour un bail mobilité, aucun dépôt de garantie ne peut être demandé.

Si le logement ne contient pas l'ensemble des meubles listés par le décret du 31 juillet 2015, le locataire peut demander la requalification du bail en location vide devant le tribunal. Conséquences : durée de bail portée à 3 ans, préavis à 3 mois et dépôt de garantie réduit à 1 mois.

La taxe d'habitation sur les résidences principales a été supprimée pour tous les contribuables depuis 2023. En revanche, pour les résidences secondaires et les meublés de tourisme, une taxe d'habitation sur les logements vacants peut s'appliquer selon la commune.

Le locataire d'un meublé peut quitter son logement à tout moment, sans avoir à motiver sa décision. Lorsque le bien constitue sa résidence principale, il doit adresser au bailleur une lettre de résiliation du bail remise en main propre contre récépissé, envoyée par courrier recommandé avec accusé de réception ou signifiée par acte de commissaire de justice. Aucune justification du départ n'est requise.

Le délai de préavis applicable au logement meublé est uniformément fixé à un mois, indépendamment de la zone géographique du bien. Ce délai commence à courir à compter de la réception effective du courrier par le bailleur, de la remise en main propre de la lettre ou de la signification de l'acte. Pendant le mois de préavis, le locataire reste redevable du loyer et des charges, sauf s'il trouve un nouvel occupant qui prend le relais avec l'accord du propriétaire.

Le contrat de location meublé doit reprendre l'ensemble des mentions imposées par la loi Alur et respecter une durée minimale conforme au type de bail choisi (un an pour le bail classique, neuf mois pour l'étudiant, un à dix mois pour le bail mobilité). La fixation du montant du loyer est elle aussi encadrée : dans les zones tendues, le bailleur doit veiller à ne pas dépasser le loyer de référence majoré et à respecter, le cas échéant, les règles d'encadrement à la relocation.

Le contrat doit obligatoirement contenir un inventaire détaillé des meubles et être signé en deux exemplaires originaux par les deux parties. Plusieurs documents doivent y être annexés : l'état des lieux d'entrée, le DPE, les diagnostics plomb, électricité et gaz lorsqu'ils sont requis, l'état des risques (ERP), la notice d'information sur les droits et obligations de chacun, ainsi que le règlement de copropriété pour les parties relatives à la jouissance du logement. Pour vous simplifier la tâche, téléchargez notre modèle conforme aux normes 2026 en haut de cette page.

Le statut LMNP (loueur en meublé non professionnel) s'applique si les recettes locatives sont inférieures à 23 000 € par an ou représentent moins de 50 % des revenus du foyer. Au-delà, le bailleur passe au statut LMP (loueur en meublé professionnel), avec des conséquences fiscales et sociales différentes (cotisations sociales, plus-values professionnelles).